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Baby Sambo

SAMBO

SAMBO

Le sambo est un art martial et un sport de combat créé en URSS dans les années 1930, mélangeant principalement le judo, l’aïkido, le karaté, la boxe et la lutte (samoz). Suivant le type de sambo pratiqué, l’usage des percussions pieds-poings peut être autorisé (combat sambo) en plus de son aspect lutte (sambo sportif), faisant du sambo une catégorie proche du combat libre.

TYPE

SAMBO

DUREE

1h15 ou 2h

NIVEAU

Ados ou Adultes

CALORIE BRULES

500 – 700

Le sambo (du russe : самбо) provient d’une contraction de Samozachtchita bez oroujiya (Самозащита без оружия), qui signifie mot à mot autodéfense sans arme.

Cette technique de combat est le résultat d’un travail de collaboration entre Viktor Afanassievitch Spiridonov, vétéran de la guerre russo-japonaise de 1905, Vassili Ochtchepkov, militaire et pionnier du judo soviétique dans les années 1910, et Anatoli Kharlampiev (ru), ancien élève d’Ochtchepkov et auteur de livres très prolifique sur le sambo.

Dès sa création, le sambo est repris par les militaires de l’époque. Son développement spécifique pour les militaires s’effectue sous la supervision de l’Armée rouge tout en conservant un développement parallèle en tant que discipline sportive ouverte au public.

Aujourd’hui, le sambo (sport de combat), est géré au niveau mondial par deux fédérations : la Fédération Mondiale Combat Sambo (FMCS) localisée à Moscou et la Fédération internationale amateur de sambo (FIAS). La première compétition de sambo sportif s’est déroulée en URSS, le 16 novembre 1938, à l’occasion d’un tournoi de lutte libre sur une proposition d’Anatoli Kharlampiev. Le premier championnat d’URSS s’est tenu en 1939.

Vladimir Poutine, qui pratique lui-même le sambo, récompensant le vainqueur d’un tournoi à Saint-Pétersbourg en 2001. Les combattants sont vêtus d’une kourtka rouge ou bleue.

Les techniques de sambo sont très nombreuses (plus de 5 000 prises) et entrent dans trois grandes catégories : les projections, les contrôles articulaires et les immobilisations. Il est rare que les combats de six minutes qui se pratiquent en compétition arrivent à terme en raison de la limite de temps. Généralement, l’un des deux combattants parvient en effet à prendre l’avantage sur son adversaire. Le sambo se distingue particulièrement au niveau de ses projections très spectaculaires, dites à l’arrachée, et également au niveau de ses clefs de jambes.

Les combats se disputent sur un tapis de Sambo, sous le contrôle d’un arbitre, d’un juge et d’un chef de tapis. Les samboïstes sont vêtus d’une veste étroite, la Kurtka (en) (« veste » en russe), rouge ou bleue, fermée par une ceinture de couleur identique (la ceinture noire est aussi acceptée). Un short (bleu ou rouge assorti à la veste), appelé Trusi, et des chaussures de cuir souple appelées Sambofki, complètent l’équipement des combattants. Pour le cas du sambo de combat, les combattants sont équipés de gants « coupés ».

Le sambo se divise en trois formes de pratiques et possèdent toutes leurs particularités propres :

  • sambo sportif – Borba Sambo (russe : Борьба Самбо) : projections et combat au sol ;
  • combat sambo – Boïevoe Sambo (russe : Боевое Самбо) : percussions, projections, pieds-poings, combat au sol, étranglements, clefs de soumission autorisées ; protège-dents, coquille, gants sont alors de rigueur ; est parfois associée au sambo militaire (russe : Комбат Самбо).
  • sambo self-défense systema et Samoz (russe : Самоз) : technique d’autodéfense mélangeant toutes les techniques d’arts martiaux existants, se pratique en pantalon à la place du short. Cette approche est très souvent associée au sambo militaire (russe : Комбат Самбо).

Parmi les pratiquants célèbres de sambo, il convient de nommer : Oleg Taktarov, Vladimir Poutine, Andrei Arlovski, Sergueï Kharitonov, Khabib Nurmagomedov, Fedor Emelianenko et son frère Aleksander Emelianenko.

Historique

Samoz de Spiridonov

Article détaillé : Samoz.

Le Samoz est un art martial typiquement Russe. Il fut créé par Viktor Spiridonov pendant la Première Guerre mondiale. Vétéran de la Guerre russo-japonaise de 1905, Spiridonov se basa, pour l’élaboration de son système de combat, sur son expérience personnelle du combat dans les tranchées, où il fut estropié par un coup de baïonnette. Parce qu’il était malade et de petite stature, il composa un système de combat permettant de pouvoir faire face aux pires scénarios, dans les conditions les plus extrêmes et en situations de combat défavorables, en tenant compte des facteurs de stress, de peur et de désespoir (l’aspect psychologique à l’entraînement). Viktor Spiridonov était un expert de gymnastique militaire appliquée, sorte de mélange de conditionnement physique et de techniques de combat. Il est important de préciser qu’à cette époque, il n’existe pas de système de combat « officiel » enseigné systématiquement au personnel militaire. Il étudia également pendant quelques années, une version européenne du Ju-jitsu japonais. C’est sur les bases de la gymnastique militaire appliquée, des connaissances approfondies de la biomécanique du corps humain (déjà très avancées en URSS à cette époque), de la psychologie, du Ju-jitsu et de son expérience au combat dans des conditions extrêmes, que le Samoz fut élaboré.

Viktor Spiridonov fait référence à son système de combat en tant que « Sam » ou « Samoz », diminutif de Samozachtchita (« autodéfense » en russe), et parfois même de « Sambo », qui est un acronyme de Samozachtchita bez oroujia (« autodéfense sans armes »).

L’efficacité du Samoz est le critère principal de cet art martial. Le Samoz de Viktor Spiridonov est enseigné dans le plus grand secret au Club Dynamo, centre d’entraînement du KGB (anciennement NKVD), fondé par le Commandant Kliment Vorochilov, chargé du développement du combat militaire au corps à corps. Viktor Spiridonov a été le premier instructeur à y être engagé, spécifiquement pour former les troupes spéciales de Joseph Staline.

Le Samoz est souvent décrit comme une sorte d’aïkido russe, mais en fait, on le retrouve sous trois grands courants, dépendants de l’époque et des groupes où Viktor Spiridonov l’avait enseigné. La spécialisation de son enseignement variait selon les besoins particuliers des différents groupes militaires : armée régulière, police secrète (NKVD, KGB), commandos spéciaux (Spetsnaz), etc. Une partie de l’évolution du Samoz est longtemps restée dans l’ombre du KGB (anciennement le NKVD) et avait été classée « Top Secret », pour un groupe d’élite. En 1953, à la mort de Staline, ce groupe fut dissous pour être reconverti quelques années plus tard sous une nouvelle unité des Forces Spéciales : les « Spetsnaz »4.

L’évolution moderne du Samoz est devenue par la suite, au fil du temps, sous la tutelle du KGB, le « Combat Sambo Spetsnaz » mieux connu aujourd’hui et popularisé sous le nom de « Systema ». On retrouve donc le Samoz selon trois grands courants généraux, qui se subdivisent comme suit et qui sont expliqués à l’aide d’un comparatif japonais :

  • Samoz – appliqué pour la police : Forme d’autodéfense ayant pour but de neutraliser l’adversaire avec le minimum de heurts, de le contrôler, de l’immobiliser dans le but de pouvoir procéder à son arrestation. Les techniques de frappes sont présentes mais sont utilisées plus à titre de diversion. L’emphase est plutôt mise sur les techniques de contrôles articulaires et la défense contres armes blanches et armes à feu. Ce système est très similaire au Taihojutsu japonais.
  • Samoz – appliqué pour les militaires : Forme de combat ayant pour but de blesser, de neutraliser ou de tuer l’ennemi. Dans cette version, les techniques de frappes, de projections, de luxations sont omniprésentes, de même que les techniques de couteau, de bâton, de chaîne, d’épée, d’armes à feu, etc. Dans sa conception, ce type de Samoz a été élaboré pour des soldats de plus faible stature ou des soldats blessés, pour qu’ils puissent combatte et sortir victorieux d’un combat les plaçant en situation de désavantage. Il existe plusieurs similarités entre ce système et le Taijutsu, le Ju-jitsu et l’Aïkijutsu japonais.
  • Samoz – appliqué pour le KGB : Cette forme de combat a été créée de manière à passer presque inaperçue lorsqu’il est utilisée. Son origine remonte au début de la guerre froide. Lorsque l’on regarde de prime abord, la pratique de cette forme de combat, elle peut sembler bâclée et manquer de finition. Mais il ne faut pas s’y fier, c’est justement l’intention : aux yeux d’un passant dans la rue, l’agent du KGB utilisant cette méthode semble plus avoir été bousculé, avoir accroché son adversaire, vouloir lui porter secours ou tout simplement, s’être débarrassé de sa victime de manière quasi invisible en pleine foule. L’emphase est d’avantage placée sur les principes du combat que sur des techniques proprement dites. On agit toujours avec sobriété en utilisant le minimum de mouvement, d’énergie, pour obtenir le maximum d’efficacité. Cette forme se situe entre l’Aïkijutsu, l’Aïkido et le Kenpo. On y retrouve également une philosophie d’application ayant plusieurs similitudes avec le Ninjutsu : agir sans être vu, disparaître rapidement, s’adapter et combattre dans n’importe quelle situation, etc.

Il faut toutefois noter que le Sambo eut par la suite une évolution différente de celle du Samoz avec l’arrivée d’un autre spécialiste du combat militaire, Vassili Ochtchepkov, qui est le véritable investigateur du Sambo.

Origines du sambo

Vassili Ochtchepkov est le véritable instigateur du Sambo. C’est lui qui effectua tout le travail de fond et qui poussa le travail initié par Spiridonov sur une lancée exponentielle. C’est Vassili Ochtchepkov qui est l’ingénieur du Sambo. Anatoli Kharlampiev (ru) était l’élève d’Ochtchepkov. C’est Anatoli Kharlampiev qui compila et organisa tout le travail d’Ochtchepkov à la mort de ce dernier. C’est aussi lui qui s’attribua la paternité de la création du Sambo, s’appuyant sur l’apport des luttes slaves et reniant tout apport japonais à sa création. Il a agi ainsi soit par mégalomanie, s’attribuant ainsi toute la gloire de la création de cet art martial, soit par obligation, ayant reçu l’ordre spécifique de détruire toutes traces d’influences extérieures pour des raisons de nationalisme. La vérité sur cette partie d’histoire reste cependant nébuleuse.

La description et la philosophie du Sambo ont été rendues possibles grâce à la collaboration et au développement des connaissance du combat de Viktor Spiridonov, de Vassili Ochtchepkov et d’Anatoli Kharlampiev et a éventuellement résulté en classifiant trois niveaux de Sambo :

  • Le premier niveau du Sambo : il a été principalement devisé par Spiridonov avec l’assistance d’Ochtchepkov. Ce niveau a été créé pour le sabotage, l’assassinat, l’autodéfense et l’interrogation par les Forces Spéciales Soviétiques. Il a été nommé successivement « Samoz », « Combat Sambo Spetsnaz » et « Systema ». Le Sambo ou Samoz de Spiridonov a été classé hautement secret par les autorités et n’existe pas officiellement. En réalité, le style de Spiridonov était populaire parmi les officiers du NKVD (KGB). C’est un style souple qui nécessite beaucoup de pratique avant d’être maîtrisé.
  • Le second niveau du Sambo : il a été créé pour les besoins de maîtrise, d’immobilisation et de contrôle de foule par la Police Soviétique. Si un soldat doit souvent tuer son adversaire, le policier lui, doit le maintenir, le contrôler et l’immobiliser pour pouvoir l’arrêter. Avec l’accord du Gouvernement Soviétique, ce système fut rendu public pour l’utilisation de la police et autres forces de l’ordre ainsi que pour les militaires. Ce système fut supposément créé par Kharlampiev, mais en fait, on sait maintenant que Kharlampiev hérita ce système d’Ochtchepkov. En effet, Ochtchepkov débuta l’entraînement de la police bien avant que Kharlampiev prenne contrôle de ce système. On parle ici du Sambo d’autodéfense, une forme de Sambo souvent associé et assimilé au Sambo Militaire, au Sambo de Combat ou « Boïevoe Sambo », par ce qu’il utilise en plus des contrôles articulaires et des projections, des techniques de frappes et des techniques d’armes.

Le Boïevoe Sambo a été déclassifié en 1991 par le Gouvernement russe, afin de le rendre accessible au public dans une version sportive de combat libre. En 1994, Moscou accueil le 1er championnat de Russie de Boïevoe Sambo ouvert au public.

  • Le troisième niveau du Sambo : il a été intentionnellement dilué pour les besoins de la compétition sportive et comme méthode d’éducation physique pour les militaires ou de futurs militaires. Ce style a été élaboré pour être éventuellement reconnu comme un sport Olympique. Si l’apport de Spiridonov a été prédominant dans le premier niveau du Sambo, c’est la contribution qu’a apportée Ochtchepkov qui prédomine au troisième niveau du Sambo. Spiridonov a quand même apporté son assistance à Ochtchepkov pour l’élaboration du Sambo Sportif ou « Borba Sambo ».

Apport de Kharlampiev

Anatoli Kharlampiev (ru) (1907-1979) est né dans la famille d’un pionnier de la boxe russe. Dès 16 ans, déjà instructeur de culture physique, il commence à étudier les diverses formes de luttes nationales et internationales. De nombreuses années d’assimilation des techniques d’autodéfenses, une pratique personnelle de ces diverses techniques dans des heurts occasionnels le persuadent de la nécessité d’influer sur un système de combat moderne. Après la Seconde Guerre mondiale, à laquelle il a participé, il travaille pendant de longues années au Club Dynamo de Moscou, où il organise un large réseau d’enseignement des techniques d’autodéfenses pour les troupes des Affaires Intérieures et il met au point la progression technique de sections sportives importantes. Il enrichit les recherches de Spiridonov et d’Ochtchepkov et réalise la synthèse de leurs travaux. Anatoli Kharlampiev est souvent référé comme étant le père du Sambo, mais en fait, c’est Viktor Spiridonov qui associa le premier cette appellation à ce nouveau système de combat, tout d’abord sous le nom de : Sam, puis de Samoz, de Samba et finalement de Sambo. Viktor Spiridonov est également le père fondateur d’un système de combat parallèle qu’il développa. Ce système est plus doux, c’est une sorte d’« Aïkido Russe » qu’il nomma Samoz. L’idée derrière le Samoz de Spiridonov était de pouvoir être utilisé par une personne plus petite, plus faible voire un soldat blessé. À la différence du Sambo, le Samoz est un système avec armes. Une version plus raffinée du Samoz est employé aujourd’hui pour les besoins des commandos Russes, les Spetsnaz. Il est intégré au Sambo militaire comme étant une sous spécialisation de ce dernier. Parmi les grands spécialistes actuels de ce type de système, nous pouvons nommer le Colonel Mikhail Ryabko et le Capitaine Vladimir Vassiliev des Forces Spéciales Russe (Spetsnaz). Vladimir Vassiliev enseigne sa propre interprétation du Samoz de Spiridonov et a nomme son style le Systema ou tout simplement « Russian Martial Arts.

En 1938 a lieu la première rencontre des professeurs et enseignants de Sambo de toute l’Union Soviétique. Le 16 novembre de la même année, le Comité du Sport et de la Culture physique officialise par un rapport l’existence du Sambo, synthèse des diverses formes de luttes populaires. À cette époque, le Sambo se diffuse dans les grandes villes comme Moscou, Leningrad, Kharkov, Bakou et Saratov. Un an plus tard se tient le premier championnat national réunissant 56 athlètes à Leningrad. Parmi les huit vainqueurs retenus se trouve E.M. Chumakov, figure marquante du Sambo à cette époque. La Seconde Guerre mondiale éclate. Des détachements spéciaux de sportifs sont créés en URSS. Les Samboïstes présents dans les rangs de l’Armée Rouge assurent la préparation des éclaireurs et de l’infanterie. L’Institut Lesgaft (ru) envoie 316 étudiants entraînés au combat sans armes (Sambo) derrière les lignes allemandes pour effectuer des missions de sabotage. Ce sont les Spetsnaz (le SMERSH est un exemple de ces unités d’intervention spéciales). Le succès est tel que l’Institut est décoré en 1944 de l’Ordre du Drapeau rouge. Devant l’importance prise par la guerre de guérilla en attendant que l’Armée rouge, d’abord en déroute, se reconstitue, on forme au Sambo dans l’urgence, 31 000 instructeurs au combat corps à corps dans les bases arrière du Kazakhstan entre 1941 et 1942.

La Deuxième Guerre achevée, de nombreux Samboïstes sont envoyés dans les autres pays de l’Est pour diffuser le Sambo. C’est en Bulgarie que se constituera la plus brillante école. La tension internationale s’accentuant par le fait du rideau de fer et de la Guerre froide, les informations sur le Sambo des années 1950 sont très rares car restreintes par les Services Secrets. À partir de 1947 en URSS, les compétitions de Sambo ont régulièrement lieu en individuel, et par équipes en 1949. Les autorités soviétiques sont alors partagées entre le désir de développer le Sambo sur le plan mondial et l’impératif de discrétion absolue concernant le Sambo d’autodéfense et militaire. Ce paradoxe explique les hésitations et la diffusion très faible du Sambo dans le monde occidental. Peu après les années 1950, débute une période d’influence du Sambo au niveau mondiale. Les Samboïstes ont emprunté quelques aspects des méthodes d’entraînement des Judoka, comme la répétition technique (Uchi Komi) et le combat souple libre (Randori). Dès le début des années 1960, les Japonais sont parmi les premiers à créer une Fédération de Sambo dans leur pays, qui organise des championnats nationaux et participe aux rencontres internationales.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Anatoli Kharlampiev (ru) se retrouve comme étant l’unique « chef de file » du Sambo russe. Après s’être autoproclamé, seul créateur et inventeur du Sambo, par souci de survie, même si une partie non négligeable du mérite de la création du Sambo lui revient, il ne révéla jamais la vérité sur Vassili Ochtchepkov. Malgré tout son mérite, la dignité humaine de Kharlampiev n’était pas aussi élevée que sa qualité de professionnel. Il se démarqua par son manque de conscience et d’humilité, même après que le nom de Vassili Ochtchepkov fut blanchit, Kharlampiev ne révéla jamais les véritables origines du Sambo. Il ne donna jamais la reconnaissance due à son professeur, Vassili Ochtchepkov. Au contraire, il contribua au développement de son propre mythe en disant et en écrivant qu’il avait reçu l’ordre explicite de créer le Sambo par Nikolaï Podvoïski, un héros de la révolution en 1922. Mais en 1922, Anatoli Kharlampiev n’avait que quinze ans. C’est un bien un jeune âge pour porter une telle responsabilité. Et comment expliquer toutes les similarités existantes entre le Judo et Sambo alors que Kharlampiev nie catégoriquement l’implication du Judo dans la création du Sambo.

Malgré ses petits travers mégalomanes, Anatoli Kharlampiev fit un excellent travail de synthèse en compilant et en organisant le travail de Viktor Spiridonov et de Vassili Ochtchepkov pour parfaire le Sambo. Il fut un auteur de livres très prolifique, c’est d’ailleurs à lui que l’on doit les premiers ouvrages sur le Sambo. Il a écrit des ouvrages sur le Sambo sportif (Borba Sambo) ainsi que sur le Sambo militaire (Combat Sambo Spetsnaz ou Systema). Ainsi donc, aujourd’hui on classifie le Sambo en trois catégories (à ne pas confondre avec les trois niveaux d’enseignement du Sambo cités plus haut) :

  1. Samoz, Combat Sambo Spetsnaz, Systema (Sambo Militaire – Commando Spécial)
  2. Boïevoe Sambo, Combat Sambo, Samoz (Sambo Militaire – Autodéfense)
  3. Borba Sambo (Sambo Sportif – Sport de Combat)

Dérivés du sambo

Article détaillé : Systema.

Le Systema (ou Système) est aussi connu sous l’appellation de « Combat Sambo Spetsnaz ». Cet art martial russe est la forme évolutive du Samoz de Spiridonov. Le Systema entre dans la catégorie du Sambo militaire. L’évolution du Samoz de Spiridonov et du Sambo d’Ochtchepkov a été maintenu en parallèle par le NKVD qui lui-même est devenu le KGB. C’est hors du sentier officiel de l’évolution du Sambo Militaire et Sportif que le Systema fut créé, même si ce dernier se repose sur des bases similaires au Sambo. Le design du Systema a été conçu pour être hautement adaptable et pratique. On y utilise des exercices de respiration, des « drills » et des exercices de « sparring » en remplacement des kata traditionnels. Parce qu’il est de nature ouverte et évolutive, le Systema est très efficient dans plusieurs situations et contre plusieurs style de combats. C’est d’ailleurs pourquoi les unités spéciales, les spetsnaz, sont entraînées au Systema. Il existe deux courants majeurs de Systema ; l’un plus « souple », l’autre plus « dur ».

  • Kadotchnikov Systema (en) : Fondé par Alekseï Alekseïevitch Kadotchnikov (père) en 1962, et développé par le général Arkadi Alekseïevitch Kadotchnikov (fils) et Valentina Aleksandrovna Kadotchnikova (petite-fille). Le Kadotchnikov Systema est basé en partie sur le Samoz-Sambo de Spiridonov ainsi que plusieurs formes russes de combat au corps à corps, datant de la Seconde Guerre mondiale. Alekseï Kadotchnikov est ingénieur en génie mécanique. C’est pour cette raison que ce système repose dans son enseignement sur les lois de la physique appliquées au combat.
  • Retuinskih Systema ou ROSS : Fondé par le Général Alexander Retuinskih en 1995. ROSS est un acronyme qui provient de « Rossiyskaïa Otecthestvennaïa Systema Samozachtchity » et se traduit par Système d’Autodéfense d’Origine Russe. Ce système est conçu plus comme une méthodologie pour augmenter les performances au combat, applicable à n’importe quel art martial, plutôt qu’un système fermé. L’expérience d’Alexander Retuinskih se base sur la Boxe, le Boïevoe et le Combat Sambo, le Judo et le Kadotchnikov Systema. Il comprend le Sambo (Samoz) de Spiridonov, le Sambo d’Ochtchepkov et de Kharlampiev, et différents dérivés de styles de combat tel que le Tverian Buza et le Pskovan Skobar ainsi que la systématisation des arts martiaux indigène slave et de leurs méthodes d’entrainement.
  • Ryabko Systema ou Poznai Sebia : Fondé par le Colonel Mikhail Ryabko. Ancien officier de l’Armée Rouge, Mikhail Ryabko à évolué à titre de commando dans les forces spéciales, les Spetsnaz. L’influence principale de son système de combat provient de l’enseignement de l’un des gardes du corps personnel de Joseph Staline. Comme tous les arts martiaux russes, le Systema n’est pas seulement qu’une simple méthode de combat mais comprend aussi une méthode d’exercices physiques ayant pour but d’améliorer la santé. Cette pratique s’effectue par des exercices dans l’eau froide, des massages, des frappes curatives spéciales ainsi que plusieurs autres exercices qui ont pour but d’augmenter drastiquement la force et le tonus au moyen d’un éventail de mouvements naturels du corps. Poznaï Sebia se traduit du langage Russe en français par : « Connais-toi toi-même ». Mikhail Vassilievitch Ryabko est colonel chez les Spetnaz, chef instructeur de l’entraînement tactique pour l’équipe de réponse d’urgence et conseiller pour le Ministre de la Justice de la Fédération Russe.

Source : Wikipédia

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