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Kick Boxing

Kick Boxing

KICK-BOXING

Le kick-boxing est une discipline sportive appartenant au groupe des boxes pieds-poings (BPP) développée au début des années 1960 par les Américains, ou « kick-boxing américain » (avec coup de pied circulaire en ligne basse – uniquement sur la cuisse) et parallèlement à la même époque par les Japonais, appelé « kick-boxing japonais » avec autorisation des coups de genou direct, coups de coude et projections de judo. Ce type de boxe, notamment de compétition, a été influencé par de nombreuses pratiques de combat extrème-orientales et également par les boxes occidentales, notamment la boxe anglaise et la boxe française. Pour cette dernière version, depuis les années 1990, la forme la plus médiatique est le tournoi des plus de 93 kg (poids lourds) du K-1 World Grand Prix et le tournoi des moins de 70 kg (super-welters ou en français, super mi-moyens), le K-1 World MAX. Cette pratique peut être assimilée à un art martial (art de combat) compte tenu de ses origines et de sa pratique très usitée dans le Monde des arts martiaux.

TYPE

KICK-BOXING

DUREE

1h15 ou 2h

NIVEAU

Ados ou Adultes

CALORIE BRULES

500 – 700

Un combattant de kick-boxing se nomme « kick-boxeur » (au féminin, « kick-boxeuse »). Cette appellation n’est pas à confondre avec le terme « kickeur », qui a contrario de « boxeur » (rencontre avec les poings uniquement) est un combattant qui utilise en grande quantité les coups de pied. La discipline s’écrit le plus couramment, en français, « kick-boxing » et, en anglais, « kickboxing ».
Il n’existe pas à proprement parler d’organisme international majeur gérant la discipline, mais plutôt un ensemble de fédérations mondiales développant cette pratique en compétition. On trouve notamment, depuis les années 1970, la World Kickboxing Association (W.K.A.) créée par Howard Hanson en 1976 aux États-Unis à l’origine du kick-boxing américain, puis la World Association of KickBoxing Organizations (W.A.K.O.) crée en 1976 (Allemagne) par Georg F. Bruckner initialement une structure de point-fighting et full-contact, et la Fighting and Entertainment Group (F.E.G.) créée au Japon en 2003 par Sadaharu Tanikawa, société de promotion des grands tournois de kick-boxing japonais (tournoi annuel du K-1 World Grand Prix et du tournoi biannuel du K-1 World MAX).
En outre, le kick-boxing désigne outre-Atlantique l’ensemble des pratiques de combat utilisant les coups de pied et coups de poing. Il existe de nombreuses formes de kick-boxing notamment : les boxes américaines (full-contact ou kick-boxing américain sans low-kick, kick-boxing américain avec low-kick et kick-boxing américain aux points ou point-fighting), la boxe européenne (boxe française), les boxes de l’Asie centrale (boxe indienne, sambo, sanda), les boxes du Sud-est asiatique (boxe birmane, boxe khmère, boxe lao, boxe thaï, boxe malaise (Tomoi), boxe vietnamienne), les boxes d’Extrême-Orient (kick-boxing japonais, shoot-boxing),

Histoire

Nombreux sont ceux qui pensent que le kick-boxing est un sport originaire de Thaïlande. Au Japon, à la fin des années 1950, des experts de karaté et d’autres arts martiaux organisent des rencontres de plein-contact sur tapis et sur ring, ainsi naît le kick-boxing japonais. C’est au milieu des années 1960, que le kick-boxing japonais prend réellement son envol grâce au promoteur de boxe Osamu Noguchi. À la même époque aux États-Unis, de nombreuses écoles d’arts martiaux organisent des rencontres de plein contact notamment des disciplines comme le bando, le karaté, le taekwondo, le kempo, etc.. Dès 1962, un des pionniers du kick-boxing américain, le birman Maung Gyi, organise des opens de tous styles sur ring. Puis une sorte de révolution s’opère dès le début des années 1970 dans le milieu du karaté de haut-niveau. De nombreux pratiquants de bon niveau point-fighting (« karaté à la touche freinée ») évoluant dans les compétitions se sentent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ces derniers cherchent un sport dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et de coups de poing, plutôt qu’en les arrêtant avant de toucher l’adversaire. Le full-contact karaté (« kick-boxing américain sans low-kick ») et le « kick-boxing américain avec low-kick » étaient nés.

Kick-boxing, un terme générique

Le terme « kick » signifie « coup de pied » en anglais, les anglophones ont tendance à appeler « kick-boxing » toutes les disciplines associant des coups de pied à des coups de poing. Ce terme est l’équivalent de l’appellation française « boxe pieds-poings » proposée par Alain Delmas7 en 1976.

Le full-contact est appelé dans de nombreux pays « kick-boxing sans low-kick » (car les coups de pied dans les jambes sont interdits dans la forme moderne pratiquée dans les fédérations internationales). Également, on a longtemps appelé par erreur « kick-boxing », la boxe thaïlandaise (muay-thaï). Ce qui n’est pas une erreur mais plutôt un amalgame, car par définition le muaythaï est une forme de « kick-boxing » au même titre que de nombreuses boxes notamment celles du Sud-est asiatique (boxe birmane, boxe khmère ou Kun Khmer, boxe laotienne et boxe vietnamienne). En 2008, en France, la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) devenue en 2013, la « Fédération de Fighting Full Contact kickboxing (FFFCKDA) » a relancé de « full-contact avec low-kick » des années 1960 aux États-Unis, pratique originelle du kick-boxing américain avec pantalon d’art martial, protections de jambes et de pieds (chaussons en mousse expansée).

Le kick-boxing américain

Les pionniers du kick-boxing américain avec low-kick et du full-contact américain sans low-kick aux États-Unis dans les années 1960 et 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains, le comte Dante (karaté), Ray Scarica et Maung Gyi (Bando et boxe birmane). En particulier en France, le terme « kick-boxing » désigne ce que l’on appelle une boxe pieds-poings dans laquelle tout type de coup de pied est autorisé au-dessus de la ceinture ; et pour les cibles en dessous du bassin, exclusivement les coups de pied circulaires sur le membre inférieur et tout type de balayages « uniquement sur le pied » et le bas de la jambe). Aux États-Unis, le terme « kick-boxing » est une appellation « générique » désignant les rencontres de boxe dans lesquelles les protagonistes portent des coups de pied et désigne certaines pratiques martiales d’origines asiatiques (telle le bando-kickboxing ou boxe birmane, la boxe thaï…). Il faut savoir qu’aux États-Unis, depuis le milieu du XXe siècle, de nombreuses écoles d’arts martiaux, en plus de promouvoir leurs propres disciplines, participent à des opens de tous styles dits de « kick-boxing » pour se confronter à d’autres disciplines de combat. Ce qui n’est pas toujours le cas des clubs dit de « kick-boxing » notamment en Europe à la fin du XXe siècle se contentant d’enseigner et de participer en compétition uniquement dans cette discipline. Outre le cas de quelques pays européen comme la France où il existe une fédération nationale regroupant exclusivement les clubs dits de « kick-boxing », dans la plupart des pays, le kick-boxing ne se présente pas en sport à part entière, mais en discipline de compétition (c’est-à-dire en tant qu’un règlement de rencontre) réunissant différents disciplines de sports de combat et d’arts martiaux. Ainsi, dans de nombreux pays, les combattants sont polyvalents et évoluent durant leur carrière dans différentes disciplines pugilistiques.
Sur le continent nord-américain, d’après les écrits de champions américains, les premiers combats sportifs sur ring et sur tatamis, dateraient de 1962 (notamment les tournois sur ring de bando-kickboxing)., développés par des styles variés comme le bando, le karaté, le taekwondo, le kempo, etc. Mais c’est en 1976 que nait officiellement le kick-boxing américain à la suite de la mise en place d’une fédération de champions professionnels de karaté full-contact, la World Kickboxing Association (WKA). Ceux-ci, souhaitaient rencontrer les combattants asiatiques dans une forme de rencontre avec percussion sur les membres inférieurs pour montrer leur supériorité, notamment dans un style de type boxe pieds-poings complète, associant les techniques de poing (boxe anglaise) et de pied des arts martiaux (karaté, taekwondo, boxe birmane, muaythaï, etc.). Pour des raisons de différenciation d’activité, en Europe comme sur le continent américain, on distingue deux formes de rencontre de kick-boxing : la version « kick-boxing avec coup de pied circulaire dans les jambes » et le « kick boxing sans coup de pied dans les jambes » appelé en Europe « full-contact » (ou par erreur dénommé, « boxe américaine»). Cette dernière, est gérée en France, dès la fin des années 1970, par la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) alors qu’un autre organisme, la Fédération (Française) de « Boxe Américaine » (FBADA) a également rassemblé de nombreux pratiquants jusqu’en 2008 (malgré l’obtention de la délégation de pouvoirs ministérielle en 2007 par la FFFCDA). En début de saison 2008, la Fédération de Boxe Américaine (FBADA) rejoint une nouvelle structure parallèle, la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) dans le « Comité Français de K-1-rules». À la rentrée sportive 2009, la boxe américaine a retrouvée sa pleine représentativité au sein de la FFSCDA en s’organisant en Comité français de boxe américaine (CFBA) et en obtenant la Délégation de pouvoirs ministérielle.

Le kick-boxing japonais

Kickboxing (en japonais, キックボクシング kikkubokushingu). Cette forme japonaise issue du muay-thaï et de la boxe birmane est développée après les Jeux olympiques de 1964 notamment dans la ville d’Osaka et dans laquelle le règlement permettait de frapper à coup de pied, de poing, de genou et de coude, agrémenté de projections de judo. Au début, de nombreux combattants étaient issus du karaté style kyokushinkai et des boxes du Sud-est asiatique. Cette forme existe toujours et s’appelle aujourd’hui shoot-boxing dont l’événement majeur est le Shoot Boxing World Tournament.
Dans les années 1950, un karatéka japonais, Tatsuo Yamada, créateur du Nihon Kempō Karaté-do établi une nouvelle pratique, un « art martial hybride », qui combine le karaté, la boxe thaïlandaise et les autres boxes du Sud-est asiatique. À une époque où les pratiquants ne sont pas autorisés à frapper réellement dans les rencontres de karaté, Tatsuo Yamada, a le projet de mettre en place un nouveau sport et de faire sa promotion. En novembre 1959, il donne un nom provisoire à cette pratique, le « karaté-boxing ». Tatsuo Yamada invite un champion thaïlandais, partenaire d’entraînement de son fils, Kan et commence à étudier le muay-thaï. À cette époque, ce combattant thaïlandais est en contact avec Osamu Noguchi, promoteur de boxe et intéressé par le muay-thaï. Le portrait de ce combattant thaïlandais apparaît, notamment, sur « L’abécédaire du Nihon Kempo Karaté-do », premier numéro du magazine publié par Tatsuo Yamada. Le 20 décembre 1959, un premier combat de muay-thaï a eu lieu à Tokyo.
Puis, le 12 février 1963 au Stadium du Lumpinee à Bangkok (Thaïlande) est organisée une rencontre opposant des karatékas à des combattants de muay-thaï. L’équipe de combattants japonais de l’Oyama-dojo (style de karaté Kyokushinkai), Tadashi Nakamura, Kenji Kurosaki et Akio Fujihira remporte le tournoi, deux victoires à une : Tadashi Nakamura et Akio Fujihira par K-O technique tandis que Kenji Kurosaki est mis hors-combat sur un coup de coude. Il est à noter que Kenji Kurosaki, alors instructeur de karaté du style « kyokushinkai » plutôt que combattant, a remplacé au pied levé le combattant prévu.
Le promoteur de combats, Osamu Noguchi, a étudié le muay-thaï, l’a introduit au Japon en 1958, et a développé un art martial hybride appelé « kick boxing ». Cette nouvelle pratique s’est inspirée des règles du muay-thaï. Par contre, les principales techniques du kickboxing japonais sont dérivées du karaté, notamment du style kyokushinkai. A l’époque, les techniques de projections du judo sont autorisées lors des premières rencontres afin de différencier le kickboxing japonais du muay-thai, puis progressivement les projections ont été supprimées du règlement. La première fédération japonaise de kickboxing a été fondée par Osamu Noguchi en 1966. Ensuite, le premier événement de kickboxing eu lieu à Osaka le 11 avril 1966, deux ans après les Jeux olympiques de Tokyo.

Tatsu Yamada est décédé en 1967, son école (dojo) a changé son nom, et se nomme Suginami Gym. Son école a perpétué la tradition, en envoyant des participants aux événements de kick-boxing.
Puis le kick-boxing devient populaire. Il est diffusé à la télévision japonaise dès 1970, sur trois chaines et trois fois par semaine. Les chaines programment des rencontres entre les combattants japonais et thaïlandais. A l’époque, le champion Tadashi Sawamura est un kick-boxeur très populaire. En 1971, l’Association Kickboxing All Japan (A.J.K.A.) est créée et enregistre environ sept cents combattants. Le premier président de l’AJKA est Shintaro Ishihara, gouverneur de Tokyo. Les catégories représentées aux tournois vont des poids mouches jusqu’aux poids moyens. Un des combattants les plus célèbres est le poids coq, Noboru Osawa, avec plusieurs titres de l’AJKA a son actif. Les étudiants étrangers s’illustrent également. Raymond Edler, un étudiant américain de l’Université Sophia de Tokyo, a remporté le titre des poids moyens de l’AJKC en 1972. Ce dernier fut le premier non Thaïlandais a être officiellement classé au stadium du Rajadamnern, cela en 1972 dans la catégorie des poids moyens. Il a également défendu sa ceinture de l’AJKC à plusieurs reprises.
Parmi les autres champions populaires de l’époque, on trouve Toshio Fujiwara et Mitsuo Shima. Toshio Fujiwara est le premier non Thaïlandais à remporter un titre au stadium du Rajadamnern en 1978 dans la catégorie des poids légers, et cela face à un champion thaïlandais.
À partir de 1980, en raison d’une mauvaise presse, la couverture télévisuelle se fait rare, ainsi l’âge d’or de kickboxing au Japon s’est provisoirement arrêté. Il faudra attendre l’année 1993, avec la création du tournoi des poids lourds du K-1 World Grand Prix pour que la télévision japonaise s’empare de l’événement international. Cet événement est mis en place par Kazuyoshi Ishii, fondateur du style karaté seidokaikan. Il nomme ce tournoi « K-1 », en référence au « K » de plusieurs arts martiaux (le karaté-do, le kung-fu, le tae-kwon-do et le kick-boxing), et adopte les règles de kick-boxing sans coup de coude et temps de lutte (judo), règles dénommées « K-1 rules ».
Depuis 1993, le kick-boxing japonais reprend son envol grâce au grand tournoi annuel des poids lourds, le K-1 World Grand Prix puis du tournoi des poids moyens, le K-1 World MAX depuis 2003. La forme de rencontre a évolué depuis ses origines et aujourd’hui le règlement autorise seulement : les coups de pied, les coups de poing, les coups de genou directs et les saisies de courte durée.

Rating

L’élaboration d’un classement indépendant (« rating » ou « top-ten »), inventé par Paul Maslak aide à y voir plus clair dès l’année 1979. Cela permet aux combattants de tous les styles pieds-poings de pouvoir se situer en dehors de tout « star-system », une cohérence émergeait enfin. Désormais les organisateurs doivent respecter un véritable classement mondial. Seuls les vrais champions et leurs challengeurs peuvent monter sur le ring pour disputer un titre.

Développement international

Dans la plupart des pays, un seul organisme associe les différentes disciplines de combat et d’arts martiaux notamment les boxes pieds-poings (full-contact, kick boxing et thaï-boxing), ce qui n’est pas le cas de la France où les dirigeants des différentes fédérations de boxes pieds-poings ont du mal à s’entendre pour mutualiser leurs politiques sportives et donner aux pratiquants une diversification des pratiques (exceptée certaines antennes de fédérations internationales, comme la WKA-France qui propose dès 2002 avec une seule licence la pratique toutes les disciplines : sports pieds-poings, sports pieds-poings-sol, submission-wrestling, forms, activités martiales de fitness, self-défense, etc. Les fédérations internationales de kick-boxing les plus anciennes dans le Monde sont :

– la World Kickboxing Association (WKA) née en 1976 aux États-Unis et créée par Howard Hanson,

– l’International Sport Kickboxing Association (ISKA) fondée en 1986 lors de la régression de la Professional Karate Association (PKA) (structure initiale du full-contact/kickboxing américain sans low-kick). Elle a été créée et exploitée par Mike Sawyer, Mike McCoy, Scott Coker et Cory Schafer,

– la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) née en 1976 en Allemagne pour la promotion du full-contact et semi-contact/point-fighting et créée par Georg F. Bruckner,

– l’International Kickboxing Federation (IKF) a été fondée en 1992 par Steve Fossum. C’est une des structures de kickboxing la plus dynamique en Amérique du Nord.

Ces organisations développent à travers le monde le semi-contact, full-contact, kick-boxing, muay-thaï, le MMA et bien d’autres disciplines de combat et arts martiaux.

Développement en Europe

Le kick-boxing américain s’est développé en Allemagne depuis la création en 1976 de la WAKO par Georg F. Bruckner. Le terme « kick-boxing » utilisé dans l’Europe germanophone est la plupart du temps synonyme de « kick-boxing américain ». À cette époque le kick-boxing japonais est très peu développé en Europe germanophone avant le lancement du K-1 World Grand Prix au Japon en 1993.
Pour le kick-boxing japonais, au début des années 1980, les premières organisations eurent lieu aux Pays-Bas et firent rentrer l’Europe dans le grand cercle mondial du kick-boxing.

Les Pays-Bas

Le kick-boxing a été introduit sous sa forme japonaise, par Jan Plas et Thom Harinck. Tous deux ont fondé le NKBB (Association néerlandaise de Kickboxing) en 1976. Harinck a également fondé le MTBN (Nederland Muay Thai Association) en 1983, la WMTA (Association mondiale de Muay Thai) et l’EMTA (Association européenne de Muay Thai) en 1984. Aux Pays-Bas, dans les années 1970 et 1980, les écoles de kick-boxing les plus importantes sont : le Mejiro Gym, le Gym Chakuriki et le Golden Glory. Ces trois écoles ont été influencées par le kick-boxing japonais et le karaté kyokushinkaï.
Les Pays-Bas, berceau européen du kick-boxing, brillèrent avec leurs grands champions tels : Lucien Carbin, André Brilleman, Yvan Hypolyte et surtout les désormais légendaires Fred Royers surnommé « le gladiateur » (superstar des rings avec plusieurs titres mondiaux dans différentes boxes pieds-poings) et Rob Kaman (à l’efficacité et longévité exceptionnelle). Ce pays très ouvert aux nouvelles disciplines de combat accueillit conjointement, dès la fin des années 1970, le kick-boxing d’origine japonaise (grâce à Jas Plas et son club, le Mejiro-gym et le kick-boxing d’origine américaine (dont le représentant officiel de la WKA des années 1980 est le champion hollandais, Fred Royers).
Les combattants néerlandais ont eu beaucoup de succès dans les compétitions du K-1 World Grand Prix. Sur les 18 éditions, 15 titres de champion sont revenus aux Néerlandais. De 1993 à 2010, on trouve : Peter Aerts, Ernesto Hoost, Remy Bonjasky, Semmy Schilt et Alistair Overeem. Les trois titres restants ont été remportés par des non Néelandais : le Croate, Branko Cikatic en 1993, le Suisse, Andy Hug en 1996, et le Néo-Zélandais, Mark Hunt en 2001.

En France

L’entrée en France du kick-boxing « made in U.S.A. »

L’arrivée officielle en France du kick-boxing américain (avec low-kick) dite « version WKA », aura lieu sous l’impulsion de Jean-Marc Vieille, représentant la France pour la WKA-Monde, en 1984. Ce dernier, fut mandaté à l’époque par son ami, le grand champion néerlandais, Fred Royers (vice-président mondial WKA et représentant officiel pour l’Europe). Le développement de cette pratique, malgré l’aide des pouvoirs publics et l’hostilité de la boxe américaine (ou full-contact précurseur du pied-poing américain en France), a été possible grâce au travail de la fédération WKA-France.
Plusieurs championnats du monde furent organisés en France, le plus prestigieux fut celui de Richard Sylla contre Pete Cunningham. Aux Pays-Bas, dans les galas de l’époque, une partie des combats se déroulent en version « kick-boxing » et pour les autres, en « boxe thaïe ». Ce sont souvent les mêmes combattants qui évoluent, sans difficulté, d’un style à l’autre.
En 1987, à la suite de la pression du Ministère de la jeunesse et des sports souhaitant unir les trois fédérations françaises de l’époque (boxe américaine, full contact et WKA-France) en une seule entité (et qui ne vit jamais le jour), un protocole fut signé entre la Fédération française de boxe américaine (FFBADA) et la WKA-France. Cette décision critiquée par la WKA-Europe amena la création en France d’une nouvelle structure française, l’IFO sous la houlette de Jean-Paul Maillet (commentateur de la Télévision française). Puis à la fin d’années 1980, elle devient la FKB/WKA qui perdure jusqu’au départ de Fred Royers de la vice-présidence de la WKA-Monde.
Dès le départ du kick-boxing « made in U.S.A. » en 1976, la plupart des pays européens reconnaissent la WKA comme structure originelle, ce qui est le cas pour la France. D’ailleurs dans les années 1980, les compétiteurs français disent couramment : « je boxe en WKA » (pour signifier, du « kick-boxing avec low-kick ») et en PKA (pour préciser, du « kick-boxing sans low-kick » c’est-à-dire du « full-contact »).
Ensuite, les responsables de grandes fédérations mondiales proposent des titres dans l’ensemble des disciplines pieds-poings (full-contact, muay-thaï, et kick-boxing) ce qui a pour effet, à côté des fédérations internationales d’origine (PKA, WKA, WAKO) de faire éclore rapidement de nouvelles structures dites « mondiales ».

Le kick-boxing français dans la tourmente de certaines fédérations françaises de boxes pieds-poings

À leur arrivée en France, au milieu des années 1970, des disciplines américaines (« full-contact kick-boxing sans low-kick » et « kick-boxing avec low-kick ») voient tout d’abord leur rejet dans l’Hexagone, par certaines fédérations d’arts martiaux. Le kick-boxing américain avec low-kick (et sans coups de genou) s’impose progressivement sur le territoire français comme une discipline d’avenir. Parallèlement pour les autres boxes pieds-poings, la boxe thaïlandaise (muay-thaï) à l’époque est peu implantée contrairement à la boxe française (savate) qui a pris un essor important depuis le milieu des années 1960.
À la fin des années 1980 et durant les années 1990, de nombreuses péripéties propres à la mise en place de ces nouveaux sports américains et orientaux déstabilisent le milieu des boxes pieds-poings.
À peine arrivé en France pour le « kick-boxing sans low-kick » (appelé aujourd’hui full-contact), une mésentente de dirigeants entraine une scission du groupement en 1982 : Fédération Française de Boxe Américaine (FFBADA) d’un côté et Fédération Nationale de Boxe Américaine (FNBA) de l’autre. Ainsi dès la fin des années 1980, le « kick-boxing avec low-kick » va vivre de grandes tourmentes. De 1984 à 1987, il est géré par la « WKA-France » notamment par Jean-Marc Vieille. Puis, la situation se gâte. En 1987, le premier essai de regroupement des « boxes américaines» s’effectuera au sein de la FFUBADA (Fédération Française Unifiée de Boxe Américaine et Disciplines Assimilées). Le kickboxing français est organisé provisoirement sous l’égide de l’IFO (International Fighting Organisation), car la fédération mondiale WKA n’accepte pas l’alliance avec les autres structures.
Il faut attendre la constitution de la FFKBFCDA en 1994 (Fédération Française de Kick-Boxing, Full-Contact et Disciplines Associées présidée par Pascal Tiffreau) pour rassembler réellement les trois boxes pieds-poings (muay-thaï, kick-boxing et full-contact).
Rapidement naissent des divergences de vue. Le kick-boxing n’est pas autonome au sein de la FFKBFCDA et un certain fonctionnement antidémocratique provoque une scission de la discipline. Ainsi une partie des dirigeants du kick-boxing, de la boxe américaine (full-contact), et de la boxe thaïlandaise (muay-thaï), se regroupent en septembre 1996 au sein de la FFBADA (Fédération Française de Boxe Américaine et disciplines Associées), structure bénéficiant de l’agrément ministériel. Durant trois saisons deux comités nationaux de kick-boxing distincts (La Commission Nationale de Kick-Boxing de la FFBADA et le Comité National de Kick-Boxing de la FFKBFCDA présidé par Ludovic Brion.
Un agrément ministériel provisoire fut accordé aux deux fédérations (FFKBFCDA et FFBADA) jusqu’en août 1998. À l’issue de cette échéance, et durant la saison 1998-1999, le ministère chargé des sports, après un audit dans chacune des structures, demanda à la Commission Nationale de Kick-Boxing de la FFBADA de proposer un regroupement, afin d’accueillir en son sein le Comité National de Kick-Boxing de la FFKBFCDA. Cette unification donna naissance à la FKBDA (Fédération de Kick-Boxing et Disciplines Associées) en juin 1999 – agrément ministériel du 3 mai 2000. Elle deviendra FFKBDA (Fédération « Française » de Kick-Boxing et Disciplines Associées) à l’obtention de la délégation de pouvoirs du ministère chargé des sports en 2002. L’agrément séparé pour chacune des activités (full-contact, muay-thaï et kick-boxing) a d’après les dires du ministère pour but « l’auto-assainissement des structures ». D’autre part, l’interdiction du ministère d’organiser des titres internationaux et des ceintures professionnelles sur le territoire français imposée aux fédérations agréées dans l’intention d’éloigner un éventuel profit de certains dirigeants fédéraux au détriment des licenciés, handicapera radicalement les combattants « élites » (professionnels), les obligeant à disputer des titres à l’étranger !? Début des années 2000, une reprise d’organisation de titres « élites » revoit le jour sur le territoire français sans qu’une quelconque autorisation soit formulée par le ministère chargé des sports
À la suite de la décision ministérielle au sujet de l’interdiction d’organiser des titres internationaux sur le territoire français, la structure ayant promu le kick-boxing au milieu des années 1980, la « WKA-France », se met en suspens jusqu’à ce que Thierry Muccini (ancien athlète élite et entraîneur), en 2002, relance la dynamique de cette antenne française en conduisant une sélection française à des événements internationaux (notamment au mondial amateur WKA). Au regard du succès rencontré par l’équipe française aux championnats du Monde WKA de 2002 à 2005, Alain Delmas (président de fédération, ancien athlète élite et professeur d’EPS) et Thierry Muccini, décident de redorer le blason des deux fédérations les plus populaires au Monde, la WKA et l’ISKA. L’été 2006, ils relancent officiellement la WKA-France et en janvier 2007 l’ISKA-France. Ainsi, ils vont permettre à la France de retrouver la représentativité internationale qui lui manquait depuis la fin des années 1990.
En début de saison 2008-2009, à la suite de la « crise sportive » qui traverse les boxes pieds-poings avec l’arrivée d’une nouvelle structure imposée par le ministère (FFSCDA/Sports de contact), ces deux organes, la WKA-France et l’ISKA-France, rejoignent la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) dans le cadre de la « Commission pugilistique ».

Au printemps 2008, à l’annonce de la naissance d’une « fédération parallèle », la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA), un vent de panique traverse le « paysage du pieds-poings français ». En effet, cette « nouvelle fédération dite gouvernementale » obtient de l’État l’agrément ministériel en mai 2008, avant même sa mise en activité ?! Et surpasse ainsi les « fédérations en place ». Dès la rentrée sportive, il s’opère un « mouvement de population » vers cette nouvelle structure pour les disciplines suivantes : kick-boxing, muaythaï, kung-fu de contact (wushu), boxe américaine, pancrase, bando et quelques autres sports de combat. En décembre 2008, la délégation de pouvoirs vient renforcer le projet implicite de regrouper dans une même entité les disciplines de contact afin de mutualiser les moyens (D’ailleurs, ce projet ne fera l’objet d’aucun communiqué de presse de la part du ministère chargé des sports). Ainsi, une majorité de pratiquants feront comprendre leur désapprobation. Par conséquent, les trois « fédérations en place » depuis des décennies, Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) devenue en 2013, la Fédération de Fighting Full Contact Kickboxing (FFFCKDA), Fédération Française de Muaythaï (FFMDA) et Fédération Française de Wushu (FFWaemc), a qui l’État avait accordé jusqu’alors sa confiance, se retrouvent exclues des aides publiques (subventions de fonctionnement et cadres techniques à disposition), sans qu’aucune raison soit évoquée par le ministère.
Rebondissement en juin 2009, l’agrément ministériel est retiré par le Conseil d’État à la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour une constitution associative non conforme. Par voie de conséquence, les « fédérations en place » retrouvent leurs statuts légitimes sur la scène des boxes pieds-poings. Mais quelques jours plus tard, l’agrément est redonné à la hâte à cette « nouvelle fédération » juste après le remaniement ministériel ; et sachant que de l’examen de la délégation de pouvoirs doit être reconduite pour trois autres fédérations en place dans les jours à venir (Fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï).
Durant l’été 2009, le nouveau cabinet ministériel chargé des sports confie le « dossier épineux » de l’attribution de la délégation de pouvoir au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour un avis consultatif. Dès la rentrée 2009 au CNOSF, une commission d’examen constituée des représentants des plusieurs fédérations de sports de combat et d’arts martiaux auditionne les présidents des quatre structures concernées (La nouvelle fédération de sports de contact et les anciennes, fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muay-thaï). Nouveau rebondissement un mois plus tard (octobre 2009), la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) obtient, au grand étonnement des « anciennes fédérations », la délégation de pouvoirs pour toutes les disciplines à l’exception du wushu (accordé à la fédération française de WUSHU-aemc). Par la même occasion, le ministère rajoute à la liste d’activités de la précédente délégation de la FFSCDA/Sports de contact, la « boxe américaine », auparavant attribuée à la fédération de full-contact (FFFCDA). Encore une fois, il s’agit d’un « fait unique dans l’histoire du sport français » où une « nouvelle structure » s’approprie une faveur ministérielle. Quelque temps après, les présidents des vieilles fédérations (muaythaï et full-contact) apprennent que leurs dossiers de demande de délégation n’ont pas été transmis par le ministère au Comité olympique français pour que ce dernier donne son avis. Les anciennes fédérations n’en resteront pas là, notamment en faisant appel auprès du Conseil d’État pour exprimer encore une fois l’aspect non conforme de la procédure et non légitime cette décision.

En octobre 2009, se constitue une « confédération de sports de combat et arts martiaux » regroupant des sports olympiques et non olympiques, au grand étonnement la nouvelle fédération ne rejoint pas cette structure. Courant 2010, le Conseil d’État a débouté la demande des vieilles fédérations. Ainsi, les pratiquants seront partagés dans deux structures différentes pour l’espace d’un cycle olympique.
Dès l’année 2010, une partie de la commission nationale de K-1 quitte la FFSCDA/Sports de contact pour se constituer en comité national de K-1 à la fédération de Full contact/FFFCDA, puis sera le tour de la commission nationale de Chauss-fight la même année.

En 2012, au sein de la fédération de full contact/FFFCDA, la commission pugilistique (WKA-France) devient la « commission nationale de low-kick ».

En 2013, la délégation de pouvoirs est reconduite pour la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour les disciplines « kick-boxing » et « muay-thai ». Fait étrange aucune délégation n’est accordée pour le « full-contact ». Ainsi les fédérations historiques, Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) et Fédération Française de Muaythaï (FMDA) sont exclues des aides de l’État encore une fois pour une période inter-olympiades.

En début de saison 2013-2014, une partie de la commission nationale de kick-boxing de la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) rejoint la Fédération de Fighting Full Contact (FFFCDA) pour constituer le « comité national de kick-boxing » qui se substitue à la précédente « commission nationale de low-kick ».

Courant 2013-2014, la Fédération de Fighting Full Contact (FFFCDA) devient, la Fédération de Fighting Full Contact Kickboxing (FFFCKDA).

En fin de saison 2013-2014, la fédération historique, la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA), après des années de tentative de reconquête de la délégation de pouvoirs, inquiétée constamment par la jeune fédération parallèle (surveillance sans relâche, ingérence dans leurs affaires, entraves dans leurs démarches, etc.) voit sans raison valable son agrément ministériel retiré et à la même époque celui de la Fédération Française de Muaythaï (FMDA) ; ainsi, la FFFCDA et la FMDA, perdent totalement leurs capacités de fonctionnement.

Le 24 juin 2016, pour conforter une situation d’exclusivité le ministère chargé des sports décrète que toute demande d’organisation pour sports de combat pour lesquels la mise hors de combat à la suite d’un coup porté est autorisée passera par les mains de la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA). Ainsi toute concurrence fédérale envisageable est réduite à néant.

En 2017, la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) est devenue, la Fédération Française de Kick Boxing et Muaythaï (FFKMDA). Cette dernière obtient en 2018, la Délégation de pouvoirs ministérielle pour trois disciplines : kickboxing, muaythaï et pancrace.

Blocage d’un coup de pied circulaire en ligne haute (high-kick)

Sigles :

  • FFFCDA : Fédération française de full-contact née en 1978
  • FMDA : Fédération française de muaythaï née en 1977
  • CNKB : Comité national de kick-boxing née en 2002, représentant la plus ancienne fédération internationale de kickboxing, la W.K.A. et rattaché en tant que Comité national jusqu’en fin de saison 2013-2014 à la FFFCDA
  • FFKMDA : Fédération française de kick boxing, muaythaï et pancrace née en 2008, et dénommée jusqu’en 2017, fédération française de sports de contact (FFSCDA).

Pratique

Les techniques offensives de percussion de bras (coups de poing) sont reprises de la boxe anglaise, pour les techniques offensives de percussion de jambe (coups de pied) elles sont identiques à celles des arts martiaux et peuvent être portés sur l’ensemble du corps (aux trois niveaux : tête, buste et cuisses). Également pour le kick-boxing japonais les coups de genou sont portés aux trois niveaux.

Technique de poing

Coups de poing usuels

Article détaillé: coup de poing

– Straight-punch, direct en français : coup de poing direct « long ». Le jab (coup de poing direct du bras avant) et cross (coup de poing direct du bras arrière) – Fig. 1.1 et 1.2.

– Short straight-punch : coup de poing direct « court » utilisé à distance rapprochée – Fig. 1.3.

– Hook-punch, crochet en français : coup de poing circulaire « court » et le swing (appelé également stick-punch en anglais) : coup de poing circulaire long – Fig. 2.1. et 2.2.

– Uppercut (ou undercut en anglais) : coup de poing remontant – Fig. 3.1.

– Overcut (ou overhand-punch et également drop en anglais) : coup de poing descendant – Fig. 3.2 et 3.3.

1.1 – Jab (direct long du bras avant)

1.2 – Cross (direct long du bras arrière) ici en coup de contre

1.3 – Short-straight-punch (direct court au corps à corps)

2.1 – Hook-punch (crochet)

Coups de poing moins usuels

– Back-fist* (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers – Fig. 4.

– Spinning back-fist* (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné.

– Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant – Fig. 5.

(*) Autorisé en kick-boxing japonais et uniquement chez les professionnels en kick-boxing américain mais pas dans tous les pays et fédérations internationales
N.B. : Cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse. Il tient du cross (coup de poing direct du bras arrière) voire du half-hook (semi-crochet) ou de l’overcut.

2.2 – Swing (coup circulaire balancé)

3.1 – Uppercut (coup remontant)

3.2 – Overcut (coup descendant)

3.3 – Cross-counter (contre croisé)

Coups de poing hybrides

– Half-hook : semi-crochet en français, coup de poing circulaire à mi-chemin entre un direct et un crochet – Fig. 6.

– Half-uppercut : semi-uppercut en français, coup de poing rectiligne à mi-chemin entre un direct et un uppercut – Fig. 7.

– Bolo-punch: coup de poing circulaire et remontant (mi-crochet mi-uppercut).

4 – Back-fist (revers de poing)

5 – Jump-punch (coup de poing sauté)

6 – Half-hook (semi-crochet)

7 – Half-uppercut (semi-uppercut)

Techniques de jambe

Article détaillé : coup de pied

Coups de pied usuels

– Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme « pistonnée », push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée » (front snap-kick) – Fig. 1.

– Side-kick : coup de pied de côté – Fig. 2.

– Semi-circular-kick : coup de pied circulaire en diagonale remontante. Appelé également « diagonal-kick » et « forty-five degree roundhouse-kick » s’il est rotatif – Fig. 3.

– Round-kick : coup de pied circulaire. Si ce coup est rotatif, il se nomme « forty-five degree roundhouse-kick ». Comme tous les coup de pied, on distingue trois hauteurs de frappe : le coup de pied bas circulaire – en ligne basse (low-kick), le coup de pied médian (middle-kick) et le coup de pied en ligne haute (high-kick)* – Fig. 4.1 et 4.2.

– Reverse-kick : coup de pied circulaire inversé. Il peut être balancé avec une circumduction de hanche ou crocheté avec le genou (hook-kick) – Fig. 5.1 et 5.2.

– Back-kick : coup de pied en arrière – Fig. 6.

– Sweeping ou footsweep : coup de pied de balayage. Il existe différentes formes de coups de pied de balayage – Fig. 7.

(*) Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

Low-kick : coup en ligne basse (sous la ceinture) ;

Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras) ;

High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).

Ces vocables précédents sont des erreurs de langage car les techniques de jambe portent chacune une appellation propre à sa forme de réalisation (Ex. : pour le coup de pied en ligne haute (« high-kick ») : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc., et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique très souvent.

1 – Front-kick (coup de pied direct de forme « pistonnée »)

2 – Side-kick (coup de pied de côté)

3 – Semi-circular-kick (coup de pied en diagonale montante)

4.1 – Round-kick (ici un circulaire de type méthode « fouettée »)

4.2 – Roundhouse-kick (ici un circulaire de type méthode « balancée »

5.1 – Reverse-kick (coup de pied circulaire à l’envers de type « balancé »)

5.2 – Reverse-kick (coup de pied circulaire à l’envers de type « crocheté » avec le genou

6 – Spinning back-kick, ici sur une avancée adverse (coup de pied arrière retourné)

Coups de pied moins usuels

Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick-kick). Ces techniques sont dites balancées à partir d’une circumduction de hanche. Ils sont les suivants :

– Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face). Il s’effectue de l’intérieur vers l’extérieur (inside-outside) ou le contraire (outside-inside) – Fig. 8.1 à 8.3.

– Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – habituellement surnommé, coup de pied en marteau. Il peut se porter avec une préparation de type crescent-kick ou directement dans l’axe direct. Lorsqu’il est préparé dans l’axe direct, il se nomme axe-kick ou coup de pied à la hache – Fig. 9.

7 – Footsweep outside-inside (balayage à la cuillère)

8.1 – Crescent-kick outside-inside ici porté en ligne moyenne

8.2 – Crescent-kick outside-inside ici porté en ligne haute

8.3 – Crescent-kick outside-inside ici porté en ligne haute

Coups de pied retournés et volants

Spinning hook-kick (ou turning hook-kick): coup de pied crocheté et retourné – Fig. 10

Spinning side-kick : coup de pied latéral et retourné – Fig. 11.

Spinning back-kick (ou turning back-kick) : coup de pied en arrière et retourné – Fig. 12.

Jumping front-kick (ou flying-kick) : coup de pied frontal et sauté

Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté

– Jumping side-kick : coup de pied latéral et sauté

Jumping back-kick : coup de pied en arrière sauté.

(*) Certaines techniques-gestuelles peuvent être retournées et sautées à la fois

9 – Hammer-kick de type « axe-kick » (coup de pied retombant dans l’axe direct)

10 – Spinning hook-kick en forme de balayage

11 – Jumping side-kick (coup de pied latéral sauté)

12 – Spinning back-kick, ici sur une avancée adverse (coup de pied arrière retourné sauté)

Techniques de genou

Coups de genou usuels

Article détaillé: coup de genou

Rising knee-strike (ou knee-bomb) : coup de genou remontant (réalisé le plus souvent au corps à corps) – Fig. 1.

– Straight knee-thrust : coup de genou direct – Fig. 2.

Long-range knee-kick (ou diagonal knee-strike) : coup de genou oblique remontant – Fig. 3.

1 – Rising Knee-strike (coup de genou remontant)

2 – Straight knee-thrust (coup de genou direct)

3 – Long-range knee-kick (coup de genou oblique remontant)

4 – Jumping knee-kick (coup de genou de face sauté)

Coups de genou sautés et doubles

Jumping knee-kick ou flying knee kick : coup de genou de face sauté – Fig. 4.

Double knee-kick : coup simultané des deux genoux (en sautant bien entendu).

(3) Ces techniques peuvent être données les hanches de face ou de profil, et emprunter différentes trajectoires (directe, remontante et descendante). Elles peuvent être sautées.

Actions offensives

L’attaque est une « activité destinée à imposer un état corporel à l’adversaire dans le but de prendre l’ascendant sur l’adversaire (voire le contrôle adverse) pour remporter l’opposition. Elle consiste, en toute logique, à utiliser les faiblesses adverses voire de les révéler cela par la mise en place d’un ensemble d’opérations de manœuvre. ». (Delmas, 1975). Pour simplifier, elle se définit par un « mouvement offensif destiné à atteindre des cibles adverses. ». On distingue plusieurs formes d’attaque :

– simple, faite d’un mouvement unique,

– doublée ou renouvelée (redoublement du même mouvement),

– fausse, attaque simple ou composée, incomplètement réalisée, destinée à tromper l’opposant voire à le faire réagir pour tirer parti de ses réactions,

– indirecte : différée, composée, simulée (comprenant appel, feinte, provocation, etc.),

– progressive (organisée autour de différentes actions pour s’approcher de la cible),

– cachée (masquée),

– en aveugle,

– sur préparation adverse, lancée alors que l’adversaire a entrepris une préparation d’attaque. Il s’agit ici plus précisément d’un coup d’arrêt voire d’un coup de contre (attaque dans l’attaque adverse).

– juste après l’attaque adverse. On parle ainsi de contre-attaque ou plutôt de riposte en sport de combat.

Actions défensives

Article détaillé : défense

La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups (Fig. 1.1 à 1.4), les esquives de coups (Fig. 2.1 à et 2.4), les déviations de coups (Fig. 3.1 à 3.3), la mobilité pour ne pas être atteint (les déplacements) et les actions de neutralisation par contrôle et saisie (Fig. 4).
Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage.

1.1 – Blocking (blocage actif des deux bras)

1.2 – Blocking (blocage actif avec le tibia)

1.3 – Blocking (blocage absorbant avec le tibia)

1.4 – Cover-Up (couverture avec les deux gants)

2.1 – Bobbing (retrait vertical par dessous) et Bob and weave (esquive rotative)

2 .2 – Slipping (ici un désaxage latéral du tronc avec un coup de contre)

2.3 – Pulling away (retrait arrière de buste avec un contre en uppercut)

2.4 – Footwork (pas de retrait sur une attaque en jab)

On distingue trois catégories de défense :

1 – La défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse. C’est-à-dire, la simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : « blocage passif » c’est-à-dire une couverture des cibles corporelles (action dite neutre ou d’encaissement du coup). Cette façon de faire ne permet pas toujours une riposte instantanée car il peut y avoir un effet d’ébranlement lors de l’impact.

2 – La défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse. C’est-à-dire, la réalisation d’actions destinées à ne pas subir l’activité adverse voire à l’utiliser à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active) : le « blocage absorbant » le coup adverse, le « blocage déviant » ou « déviation » de l’arme adverse appelée au XIXe siècle, « parade chassée » dans le but de déséquilibrer l’opposant, et l’ « esquive » (dérobade sur place ou avec un déplacement, dégagement du coin, contournement de l’opposant). Ces trois formes permettent des ripostes instantanées. Puis le « coup d’arrêt » de l’action adverse qui peut être suivi avantageusement d’une riposte.

3 – Activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive ou la mise en difficulté de réalisations offensives adverses dites de neutralisation: la « dissuasion » d’attaquer obtenu par le biais de techniques de déstabilisation (menace et fausse information), la « gêne de loin » (par mouvement de battement, de contact et d’écran), la « gêne de près » (diminution ou l’augmentation de la distance, saisie de l’opposant et verrouillage des armes adverses).

Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dépasser le cliché de la maxime suivante : « la meilleure défense c’est l’attaque », on dira : « Le but à atteindre serait d’être capable de défendre, de contre-attaquer (riposter) et contrer (attaque dans l’attaque) dans toutes les positions de corps et quelle que soit la place dans l’aire de combat avec le moindre risque ».

3.1 – Deflection (action de déviation du jab)

3.2 – Deflection (action de déviation du front-kick)

3.3 – Deflection (action de déviation du straight knee-thrust)

4 – Clinching (action de contrôle au corps à corps)

Contre-attaque

Synonyme de riposte. Offensive déclenchée après une attaque adverse et généralement après avoir effectué une défense. On parle aussi de « réponse » à l’attaque adverse : « Coup ou enchaînement de coups déclenchés après avoir annihilé l’attaque adverse par une technique de défense ». Ex. : blocage (ou déviation ou esquive) suivi d’une riposte du bras avant ou du bras arrière. En position de défense, on prend l’initiative de contre-attaquer juste au moment même où l’adversaire a terminé son attaque (on parle également de remise lorsque la riposte est identique à l’attaque adverse).

Attitude, garde et style

Kick-boxeur photographié par l’artiste Peter Klashorst

Article détaillé : posture en sport de combat

L’attitude désigne deux notions principales. D’abord la façon de se tenir en situation d’opposition (Façon d’être positionné, de se tenir, de s’orienter, d’être protégé ou en garde, etc., dans le combat – posture, garde, positionnement…) et d’autre part, la façon de se comporter sur le plan du comportement d’opposition (style utilisé, stratégie globale employée…). Ex. : on recense différentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en « crouch » (ramassée), garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arrière, garde en appuis très écartés, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant à l’égard de son adversaire. Ex. : une attitude de profil peut être le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.

Garde haute dite « avancée » (deux poings en avant)

Garde haute dite « rentrée » (deux poings rentrés)

Garde haute et mixte (un poing avancé et un rentré)

Garde basse et mixte (un poing avant en bas et un rentré)

Les anglophones parlent plutôt de « position » que de « garde » à proprement parler (ex : « side-step » pour la garde latérale utilisé plutôt en full-contact et point-fighting). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et également les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme « upright-stance » pour une position verticale de buste et « full crouch » pour une attitude recroquevillée. Pour nous, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on désigne l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde » dans l’école française, on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permettre d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). A contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).
Le style représente la manière de faire propre à chaque individu et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coup de contre. Chez les styles « physiques » : faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps à corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre » ; cela à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées.

Tenue et équipements de protection

Au tout début du kick-boxing américain et kick-boxing japonais, durant les années 1950 et 1960, les combattants portent en compétition la tenue traditionnelle de leur discipline de combat, notamment un pantalon d’art martial ou de boxe. Depuis la fin des années 1980, le port du short de boxe pour les principales fédérations mondiales est d’usage, notamment à la World Kickboxing Association (WKA), International Sport Kickboxing Association (ISKA), World Kickboxing Federation (WKF), World Association of KickBoxing Organizations (WAKO). Pour ce qui concerne la protection de jambe et pied, pour le kick-boxing américain des années 1970-1980, les combattants portent des protège-tibias et des chaussons de boxe américaine en mousse expansée couvrant le dessus du pied. En France, depuis les années 1990, les novices portent des protège-tibias-pieds d’une seule pièce. Par contre, les élites (Professionnels et semi-professionnels) combattent les pieds et jambes nus voire avec des chevillières (En France, le port de chevillières est une obligation mise en place, dans les années 1990 par la fédération française de kick-boxing (dissoute en 2008), afin de distinguer les kick-boxeurs des autres disciplines proches). Les jeunes et amateurs de tous âges, portent des protections de boxe pieds-poings (casque, jambières en mousse avec le dessus de pied attenant – les chaussons de boxe américaine pour la plupart des fédérations sont abandonnés alors que ce n’est pas toujours le cas pour les fédérations internationales)

Tenue de kick-boxing américain de la fin des années 1970 et du début des années 1980

Formes de rencontres

Comme pour la plupart des boxes pieds-poings, la compétition se déroule sur un ring. Les combattants portent des coups de poing, des coups de pied et des coups de genou pour le kick-boxing japonais (oriental kick-boxing ou « K-1-rules »). Il existe différentes formes de rencontres : le « soft-contact » ou light-contact dit Français (kick-boxing light ou kick-light) c’est-à-dire dans une forme contrôlée des techniques notamment pour les jeunes et les débutants et pour les pratiquants majeurs et expérimentés, le plein-contact dite au K-O. system (mise hors de combat). D’autres formes existent afin de s’adapter aux différents publics : médium-contact (à la touche modérée) et le pré-combat junior (16-17 ans). Pour plusieurs fédérations internationales, le « light-contact » endosse une forme très dure de type « plein-contact » où la recherche de mise hors de combat est interdite c’est-à-dire sans recherche de coups durs.

Formes connexes

De nombreuses disciplines sont dérivées de la pratique du kick-boxing et même certaines sont très prisées :

  • Le cardio-kickboxing , activité de mise en forme de type cardio-training et sa version de compétition, l’aéro-kick, discipline privilégiant la démonstration technique en musique. Ces deux activités précédentes sont des marques déposées de la fédération internationale WKA comme l’est également le terme « kickboxing ».

Séance de cardio-kickboxing

  • Le kick-boxing défense (ou « kick-défense »), discipline dédiée à la défense personnelle.

Pratiquants débutants avec protections maximales (kick-light)

Entraînement féminin (kick-light)

Combat sans protections (semi-pro et professionnel)

Cardio-kickboxing (side-kick en aéro-kick)

 

 

Source Wikipédia 

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